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LABORATOIRE A.P.I. [ARTS - PAYSAGES - INSULARITES]

API poursuit la plateforme de recherche « Art & Science sur le paysage » héritée de l'École Supérieure des Beaux-Arts de La Réunion, désormais École Supérieure d'Art de La Réunion. L'ESA-Réunion restructure ainsi aujourd'hui la recherche en son sein autour des notions et des matières que sont le paysage(s) et l'insularité(s) et se met en prise directe avec la substance concrète en même temps qu'imaginaire de son environnement immédiat. Les éléments poïétiques, formels, métaphoriques et conceptuels auxquels renvoient les notions de paysage et d'île sont autant de terrains d'étude, de jeu et d'expérimentation pour les artistes et les chercheurs de toute obédience.

Loin des clichés esthétiques et exotiques habituels, et à l'heure de la mondialisation, chaque point insulaire du globe est désormais un point nodal et un point focal du réseau planétaire. Le paysage ne s'y pense plus en termes de lagons et de fleurs tropicales, pas plus que l'île ne s'y pense en tant que paradis perdu. Depuis les travaux d'Augustin Berque, de Michel Conan ou de Gilles Clément sur le paysage, la définition classique de ce dernier a été revue en profondeur et se redéploie sur l'univers des créateurs de tout bord : le paysage n'est plus ce morceau de nature qui s'offre indifféremment à la vue du regardeur, il est de façon bien plus complexe l'interaction naturelle/culturelle qui existe et surgit entre l'homo sapiens sapiens et son environnement sous sa forme la plus totale. Le monde est ce phénomène d'artialisation, c'est-à-dire de co-création de l'artiste et du monde par le monde et l'artiste.

La recherche au cœur d'API est donc une ouverture sur le monde à partir d'un lieu enclavé et se constitue en un laboratoire liquide qui, avec la souplesse de l'eau, s'infiltre et épouse l'espace des formes et des idées. L'île est alors un centre de recherche sans murs, à ciel ouvert, entre terre et mer. Entre théorie et pratique, il est aussi, donnant tant la place à l'analyse des chercheurs de la connaissance qu'à l'intuition des faiseurs de mondes.

Dessiné en trois lignes labiles et toujours à même de se croiser en des formes complexes et ouvertes, API se nourrit d'expérimentations transdisciplinaires et du frottement de l'art aux sciences humaines et naturelles. Des partenariats avec des universités, des écoles d'art et des acteurs culturels de la zone Océan Indien (Université de La Réunion, School of Art de la Witwatersrand University de Johannesburg – Afrique du Sud), d'Europe (Institut des hautes études en arts plastiques – Paris, Semaine de la Pop Philosophie – Marseille) et d'Asie (ILCAA, Université Nationale de Tokyo – Japon) galvanisent ces recherches à travers la réalisation de colloques hybrides, de séminaires appliqués, de cycles de conférences déplacées, d'expositions et de publications.

Les trois lignes de recherche et d'expérimentation opèrent des variations dans les champs ouverts du laboratoire. La ligne 1, Phénoménologie de l'île, s'axe autour des expériences de l'île. La ligne 2, Écosphère, s'ouvre sur les questions économiques et écologiques globales en ce qu'elles font lien avec les sciences et théories de l'information et de la communication. La ligne 3, Image, anthropologie, interculturalité, se frotte aux anthropologies visuelles et au riche terreau multiculturel de l'Océan Indien, et au-delà.

Adossement du DNSEP à la recherche

API émane aussi sur l'enseignement puisque les étudiants de la phase projet sont périodiquement invités aux Rencontres Arts & Sciences, un cycle de conférences où ils peuvent s'approcher de chercheurs du monde scientifique s'intéressant à l'art et inversement, étant entendu que ces Rencontres peuvent accueillir autant des astrophysiciens et des volcanologues que des artistes ayant effectué des travaux en milieu scientifique.

Coordination : Dr Markus Arnold (chercheur et enseignant)
Markus.arnold@esareunion.com

 

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